Le gouvernement palestinien boycotte la conférence de Bahreïn. Pourtant, l’homme d’affaires palestinien Mohammed Arif Masad sera présent à titre personnel. En réaction, sa famille élargie l’a désavoué, déclarant qu’il «s’était écarté de la ligne nationale et de la morale, des valeurs et des traditions de sa famille» et l’appelant un «collaborateur avec Israël». Un «collaborateur avec Israël» considéré comme un terrible crime juridique et moral puni de la peine de mort par la torture.

Le cas de Masad n’est qu’un exemple qui montre à quel point les Palestiniens ordinaires peuvent faire preuve de courage pour rassembler leurs forces afin de bâtir un avenir meilleur, même face à une terrifiante opposition interne. Un tel courage pourrait-il être suffisant pour renverser les dirigeants existants et mettre en place un gouvernement plus progressiste et axé sur la paix? Une telle chaîne d’événements pourrait-elle conduire à la paix et à la prospérité réelles ? 

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Les réponses ne sont pas claires, mais ce qui est vraiment nécessaire pour apporter un changement historique est un désir en constante évolution des Palestiniens ordinaires et du monde arabe, ainsi que le désir continu d’Israël.

Les dirigeants palestiniens étant de plus en plus isolés à cause de leur rejet, le visage du Moyen-Orient est déjà bien différent du discours narratif épuisé des médias sur «Israël contre les Palestiniens». En réalité, le conflit ressemble plus à une histoire de Palestiniens contre le monde arabe. De plus en plus, nous lisons l’histoire d’un gouvernement palestinien despotique contre son propre peuple opprimé. 

La conférence Peace to Prosperity pourrait ne pas être une solution miracle à court terme à un conflit vieux de plusieurs décennies, mais un catalyseur à long terme pour des changements significatifs.

Par Daniel Pomerantz