Les tensions récentes en mer incluent des accusations de l’Iran selon lesquelles Israël a mené une attaque contre l’un de ses cargos en Méditerranée. Israël avait accusé l’Iran d’avoir attaqué un navire appartenant à des Israéliens dans le golfe d’Oman en février. Cela s’ajoute à deux ans d’attaques contre des navires et de saisies de navires par l’Iran et d’autres pays.

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Des rapports récents du Wall Street Journal alléguant qu’Israël a mené « au moins » une douzaine d’attaques contre des navires iraniens à destination de la Syrie changent le contexte plus large des tensions navales dans la région. En effet, le rapport affirme que les attaques ont commencé à la fin de 2019. Il y a eu trois attaques en 2019 et six en 2020, indique le rapport.

D’autres détails intéressants sont apparus. La compagnie pétrolière nationale iranienne semble avoir fourni une image d’un pétrolier endommagé de 2019 et une autre image du pétrolier Sabiti. Téhéran a également évoqué un porte-parole du groupe des lignes maritimes de la République islamique d’Iran pour affirmer qu’un navire a été attaqué le 10 mars.

Déjà en mai 2019, le secrétaire d’État américain de l’époque, Mike Pompeo, a effectué une visite surprise en Irak, mettant en garde contre les attaques iraniennes. Quatre jours plus tard, des mines à patelle ont été utilisées pour endommager quatre navires au large du port de Fujairah, aux Émirats arabes unis, dans le golfe d’Oman. Les enquêtes ont conclu par la suite qu’il y avait de fortes indications que les quatre attaques faisaient partie d’une opération sophistiquée et coordonnée menée avec une capacité opérationnelle significative.

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Un mois plus tard, le Front Altair et le Kokuka Courageous se trouvaient dans le golfe d’Oman au large de l’Iran et ont également été attaqués. Le Commandement central américain a par la suite publié des images montrant un bateau de patrouille du CGRI retirant une mine de patelle non explosée de l’un des navires et affirmant que le CGRI avait posé les mines en premier.

Les attaques contre les navires en mai et juin étaient uniques. Les navires sont rarement attaqués par des mines dans ce couloir commercial extrêmement sensible. L’Iran mène souvent d’autres types d’opérations, comme l’utilisation de bateaux rapides du CGRI pour harceler les navires américains et étrangers.
Ce qui est intéressant dans le rapport du WSJ, c’est l’accusation selon laquelle « dans un épisode le mois dernier, des agents israéliens présumés ont planté une mine de patelle pour attaquer un navire iranien alors qu’il était ancré près du Liban pour livrer du pétrole iranien à la Syrie », selon le professionnel susmentionné de le transport maritime. L’armée israélienne a refusé de commenter l’incident.

Les mines LIMPET sont souvent secrètement attachées à la coque des navires au port, puis explosent, forant des trous sur les côtés des navires. Il est difficile de comprendre, d’après les sources mentionnées dans l’article du WSJ, si c’est l’Iran qui prétend qu’Israël a attaqué ses navires. Il semble que, puisque la République islamique a affirmé par la suite qu’un navire avait été attaqué un jour après la publication de l’article, l’Iran tente d’en profiter.

Les tensions navales en général ont considérablement augmenté depuis les incidents de 2019. Parmi eux, le harcèlement des navires américains en 2019 et 2020, au point où le président américain de l’époque, Donald Trump, a menacé de couler des navires de la marine iranienne. Il y a aussi la décision des États-Unis de saisir du pétrole à bord des navires iraniens à destination du Venezuela, ainsi que les décisions iraniennes de saisir un navire britannique en juillet 2019 et un navire sud-coréen en janvier 2021.

L’Iran a montré qu’il était prêt à saisir des navires pour récupérer ses propres navires ou pour récupérer les avoirs gelés qu’il souhaitait. Il en va de même pour les prises d’otages occidentales. Cependant, en ce qui concerne les attaques contre les navires, la stratégie de l’Iran est plus complexe. Il harcèle les navires de guerre américains et les filme avec des drones. Il fait également le trafic de munitions pour les Houthis au Yémen. Il a tenté d’augmenter la portée de sa marine et de ses drones et missiles, ciblant même des navires en mer lors de jeux de guerre.

L’article du WSJ alléguant trois frappes israéliennes en 2020 et six en 2021 modifie légèrement la perception des tensions navales dans la région. Le fait que l’Iran ait gardé le silence sur ces attaques présumées jusqu’au 12 mars laisse de nombreuses questions sur les raisons pour lesquelles il a attendu jusqu’à présent pour en discuter. Est-ce pour détourner l’attention du fait que l’Iran est accusé de l’attaque contre Helios Ray, propriété israélienne, le 26 février? Est-ce pour détourner l’attention des allégations selon lesquelles il est responsable d’un déversement de pétrole au large des côtes d’Israël en février?

Ce qui ressort clairement de l’histoire, c’est que ces dernières années, il y a eu un sombre conflit naval dans la région, dont le public n’est que partiellement conscient.

Analyse par Seth J. Frantazman dans The Jerusalem Post



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