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Le JC rapporte qu’à l’ombre de la grande mosquée élaborée des Émirats arabes unis et de ses flèches de marbre blanc, des représentants interreligieux du monde entier sont réunis pour écouter, tous, un rabbin.

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C’est une scène qui aurait semblé improbable il y a quelques années, et parfois impossible. Dans la salle de bal du Ritz Carlton d’Abu Dhabi, parmi les lustres, les dates et l’or, le grand rabbin Mirvis a prononcé un discours sans précédent devant le public de centaines d’érudits et de dirigeants islamiques.
C’est le premier grand rabbin britannique à visiter les Emirats, le rabbin Mirvis a été accueilli au Forum de la paix d’Abu Dhabi par son président, le cheikh Abdullah Bin Bayyah, un érudit islamique vénéré. 
S’adressant à la foule dans un mélange d’hébreu biblique, d’arabe et d’anglais, le rabbin Mirvis a appelé les dirigeants de toutes les confessions à “réaliser l’irréalisable” et à s’appuyer sur la paix historique instaurée par les accords d’Abraham il y a deux ans. 
A plus de 7000 km de là, un autre type de rassemblement interreligieux s’est produit récemment – au Maroc :
Après une pause forcée de deux ans liée à la pandémie, l’emblématique Festival andalou atlantique revient cette année pour sa 18e édition. Président et Fondateur de l’association Essaouira Mogador, André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI. en parle avec passion et ferveur : « C’est une fête indescriptible, qui ne cesse d’étonner et qui, aux yeux de certains, rassemble tous les paradoxes : une fête qui n’a pas toujours été comprise. Nous étions souvent considérés comme des rêveurs quelque peu naïfs, exprimant une réalité à laquelle beaucoup avaient tourné le dos.
Azoulay le répète souvent : cette rencontre est la seule au monde à réunir des milliers de musulmans et de juifs, qui ont choisi de se retrouver à Essaouira pour le simple « bonheur d’être ensemble ».
C’est plus qu’un slogan pour les adeptes de ce festival engagé : à contre-courant d’une culture de l’indifférence et du déni. Et cette année, plus de 10 000 sont venus écouter les chants et la musique du malhun ou du marouz judéo-arabe.
« Nous avons fait exploser les chiffres. Jamais – moi qui rêve beaucoup pour mon pays, ma ville et mon Andalousie – je n’avais osé imaginer qu’ils seraient là par milliers d’Israël, de France, du Canada, des Etats-Unis, d’Amérique latine, d’Afrique et du monde arabe … Au coude à coude pour chanter et danser ensemble.
Sur les réseaux sociaux, explique Azoulay, les vidéos des concerts et des tribunes du festival totalisent année après année des millions de vues. 
Et bien sûr, bientôt des milliers d’Israéliens se rendront au Qatar pour la Coupe du monde.
Nous vivons une époque incroyable. Pas étonnant que les ennemis d’Israël soient perpétuellement en colère.