À partir du moment où les membres du Hezbollah ont tiré leurs missiles antichars contre Israël, tout le Moyen-Orient était collé à ce qui pourrait se passer ensuite. En effet, ce qui se passe dans le nord d’Israël oppose l’allié de l’Iran à Israël, principal allié des États-Unis. Cela a des implications régionales car les alliés et les mandataires iraniens, de la Syrie à l’Irak et au Yémen, sont tous affectés par la façon dont le Hezbollah se comporte et par la manière dont Israël réagit.

Par exemple, au cours du dernier mois, des paramilitaires chiites irakiens liés à l’Iran ont imputé à Israël une série d’explosions dans leurs entrepôts de munitions. En outre, les rebelles houthis au Yémen utilisent la technologie iranienne pour multiplier leurs attaques de drones et de missiles en Arabie saoudite. Ils disent également qu’ils ont de nouveaux systèmes de défense aérienne et qu’ils ont récemment abattu un drone américain. Ce serait le deuxième drone américain abattu depuis juin.

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En janvier, l’ancien chef d’état-major israélien a déclaré qu’Israël avait mené plus de 1 000 frappes aériennes contre des cibles iraniennes en Syrie au cours des dernières années. C’était une déclaration majeure qui s’appuyait sur deux années au cours desquelles des responsables israéliens avaient laissé entendre que la campagne contre l’Iran en Syrie s’élargissait. Israël n’a admis que plusieurs de ces frappes directement comme elles se sont produites. En septembre, une attaque aérienne à Lattaquié a conduit la défense aérienne syrienne à abattre un avion russe par erreur, provoquant une crise et mettant fin à l’envoi par Moscou d’une défense aérienne S-300 au régime syrien.

Cela signifie que le régime syrien et d’autres forces syriennes surveillent de près. Par exemple, la frappe aérienne du 24 août menée par Israël contre une force du «tueur de drones» de l’IRGC dans le sud de la Syrie a tué deux membres du Hezbollah. Pour l’IRGC et pour d’autres groupes soutenus par l’Iran en Syrie, l’escalade au Liban est importante. Ils se demandent si cela pourrait se propager en Syrie. Les bases iraniennes en Syrie ont été utilisées pour lancer un drone dans l’espace aérien israélien en février 2018 et pour lancer des missiles contre Israël en mai 2018 et en janvier 2019.

Le centre iranien IRGC est retranché en Syrie et l’Iran a profité de la faiblesse du régime syrien pour se propager influencer et déplacer des forces et des munitions. Cela inclut le déploiement de milices chiites basées en Irak, telles que Kata’aib du Hezbollah. Une base du Hezbollah Kata’ib à Albukamal a été mystérieusement frappée par une frappe aérienne en juin 2018. Personne n’a revendiqué cette infraction, mais le Hezbollah Kataib a accusé Israël et les États-Unis d’avoir commis des attaques. Il est dirigé par Abu Mahdi al-Muhandis, qui travaille avec le CGRI depuis les années 1980.

L’attaque hier du Hezbollah qui a fait deux « faux morts » coté israélien, a donc déçu les alliés de l’organisation terroriste qui fait profil bas depuis 24 heures. En effet, l’Iran, l’Irak et la Syrie aurait préféré des victimes côté israéliens pour relever l’honneur mais ce ne sera ni pour la prochaine pas, ni pour jamais, espérons.