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Les découvertes de gaz naturel en Méditerranée et les répercussions du printemps arabe ont produit des développements importants dans l’architecture régionale du bassin de la Méditerranée orientale. Il s’agit notamment des relations trilatérales entre Israël, la Grèce et Chypre et du Forum sur le gaz lancé au Caire début 2019 avec la participation de sept membres du Moyen-Orient et d’Europe (dont Israël et l’Autorité palestinienne), avec le soutien des États Unis et européens. La Turquie ne participe à aucune de ces nouvelles constellations, les considérant comme des cadres méditerranéens destinés à les exclure à la lumière des circonstances de la région.

Récemment, la Turquie a adopté une contre-mesure surprenante. Le 27 novembre, il a signé deux accords avec le gouvernement al-Sarraj de Libye, l’un sur la coopération militaire et l’autre sur les frontières économiques maritimes entre les deux pays. L’accord maritime a suscité un grand intérêt régional et international, ce qui a conduit à la condamnation de plusieurs États. La Turquie n’est pas signataire du droit de la mer des Nations Unies et a une interprétation différente concernant la répartition de ses eaux économiques entre les États côtiers de la Méditerranée. Il conteste les droits de Chypre et des îles grecques, y compris la Crète, sur ses propres eaux économiques et, par conséquent, fait valoir que son accord avec la Libye est conforme aux règles du droit international.

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La Grèce et Chypre mènent l’opposition internationale à l’accord entre la Turquie et la Libye. La Grèce a envoyé deux missions aux Nations Unies, rejetant catégoriquement l’accord et demandant au Secrétaire général et au Conseil de sécurité de discuter de la question. L’Union européenne a également condamné l’accord et soutenu ses deux États membres dans le différend. Israël, pour sa part, a exprimé un soutien clair et public à la position grecque. La Russie a choisi de réagir principalement à l’accord de coopération militaire qui, selon le ministère des Affaires étrangères de Moscou, constitue une « violation grave de l’embargo sur les armes imposé à la Libye ».

Il convient de noter que la Libye est un État divisé, avec un gouvernement à Tripoli dirigé par Fayez al-Sarraj, qui a acquis une reconnaissance de facto de la communauté internationale, et un autre dirigé par le général Khalifa Haftar, qui a le soutien de l’Égypte et les Émirats arabes unis (mais ils «flirtent» également avec d’autres États et entités, dont la Russie), situés à Tobrouk. Cela explique l’inquiétude internationale face à l’escalade croissante de la guerre civile libyenne, en particulier compte tenu de la participation de nombreux acteurs étrangers.

Alors, quel est le sens de la manœuvre turque et qui est-il censé contester?

Les deux accords entre la Libye et la Turquie, et en particulier celui qui délimite leurs frontières maritimes, sont conçus pour remettre en question la constellation anti-turque qui a vu le jour ces dernières années et comprend actuellement une coopération concrète en matière d’énergie. Les accords, comme l’a déclaré le président Recep Tayyip Erdogan, sont destinés à signaler l’intention de la Turquie d’insister sur ses droits dans la région. La Turquie essaie également de transmettre son message en forant dans les eaux économiques chypriotes (ce que, comme mentionné, la Turquie ne reconnaît pas). Les derniers mouvements turcs sont dirigés principalement vers la Grèce et Chypre (sur l’interprétation des eaux économiques), mais aussi vers l’Egypte. Il y a une rivalité profonde et large entre l’Égypte et la Turquie depuis qu’Al-Sissi a pris le pouvoir.

Israël considère également les accords comme des mesures de contestation turques, comme indiqué dans la déclaration d’Erdogan selon laquelle Israël, la Grèce, Chypre et l’Égypte ne pourraient faire aucun mouvement dans le bassin méditerranéen oriental sans l’approbation de la Turquie. Le mouvement turc pose un défi supplémentaire aux plans ambitieux pour un gazoduc d’Israël vers l’Europe qui devra désormais passer par les eaux économiques territoriales auxquelles aspire la Turquie. Par conséquent, Israël a immédiatement adopté une position de soutien à la Grèce. Cependant, il est important de noter qu’Israël fait actuellement partie de ce que l’on pourrait appeler « le deuxième cercle » de ceux vers qui se dirige le mouvement turc. Comme déjà mentionné, la marque des eaux économiques entre la Turquie et la Libye se heurte directement à la position et à l’interprétation chypriotes grecques.

Cependant, l’incident de novembre 2019 entre un navire de recherche israélien et des navires de la marine turque, ainsi que la convocation d’un haut diplomate israélien à Ankara au ministère turc des Affaires étrangères sur l’accord turco-libyen, soulèvent La participation israélienne et force Israël à envisager une réaction plus directe à Ankara.

En tout état de cause, nous pouvons nous attendre à assister à une intense activité diplomatique visant à garantir que les accords entre la Turquie et la Libye n’exacerbent pas excessivement les relations dans la région, qui courent déjà le risque d’une escalade, et la situation sur le terrain en Libye. Les mouvements de la Russie (Erdogan se hâta de faire appel à Moscou sur le sujet) seront particulièrement intéressants compte tenu de ses liens complexes et souvent contradictoires avec les deux parties en Libye, bien qu’il considère que l’arène syrienne (où elle a des liens étroits avec la Turquie) est plus importante . La réaction de l’Égypte sera également d’un grand intérêt, étant donné son rôle central dans la nouvelle architecture du bassin méditerranéen oriental et les principaux intérêts de la sphère libyenne.

Israël, pour sa part, ferait bien d’adhérer aux relations régionales soigneusement établies ces dernières années, avec un succès considérable, et de soutenir la position de ses alliés en Méditerranée orientale. L’architecture actuelle sert bien les intérêts israéliens et, en principe, sa position publique, qui évite de mettre en avant la position conflictuelle d’Ankara, laisse suffisamment de marge de manœuvre dans les circonstances actuelles. Les messages les plus directs et les plus affirmés de la Turquie mettent à l’épreuve la décision d’Israël d’éviter les affrontements publics directs avec Ankara. Israël doit affiner sa position maintenant en mettant l’accent sur les alliances régionales, sans exagérer indûment la situation déjà tendue et complexe dans le bassin méditerranéen oriental.

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