L’Assemblée nationale française a reporté son attention sur l’occupation allemande par les nazis pendant quatre ans au cours de la Seconde Guerre mondiale, jeudi, alors que le corps législatif rendait hommage aux 80 parlementaires qui, au péril de leur vie, ont voté contre l’octroi des pleins pouvoirs au régime fantoche du Maréchal Philippe Pétain en juillet 1940. 

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, s’est félicité de « l’esprit audacieux » du groupe qui s’est fait connaître sous le nom de « Vichy 80 ». 

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Les parlementaires avaient démontré « un refus clair et sans équivoque de faire des compromis » avec Pétain et les maîtres allemands, a déclaré Ferrand.

Le 10 juillet 1940, les 80 parlementaires libéraux et de gauche, dirigés par Léon Blum, ancien Premier ministre socialiste juif resté en France après l’invasion nazie et emprisonné plus tard dans le camp de concentration de Buchenwald – ont voté contre le changement constitutionnel, cela a remplacé la Troisième République par le régime autoritaire de Pétain basé dans la ville de Vichy.

Le courage de ce groupe a été mieux symbolisé par le fait que 569 de leurs collègues parlementaires ont voté en faveur de l’octroi des pleins pouvoirs à Pétain. Bien que la nouvelle constitution promise ne soit jamais livrée, l’adoption par Pétain des pouvoirs dictatoriaux a permis l’adoption rapide de lois anti-juives reflétant les lois racistes imposées par les nazis à la communauté juive allemande. Entre le «statut juif» d’octobre 1940 et la défaite de l’occupation nazie en 1944, le régime de Pétain déporta près de 76 000 des 350 000 juifs français dans des camps de concentration nazis.