La princesse Hussat ben Salmane, la soeur du prince héritier saoudien, sera poursuivie pour avoir ordonné à son garde du corps de frapper un employé qui a rénové son appartement sur une avenue prestigieuse de Paris: « Tuez-le, ce chien, il n’est pas digne de vivre. »

L’affaire contre la princesse Hussat ben Salmane a été ouverte à la suite d’une prétendue attaque sur un appartement du prestigieux boulevard à Paris en septembre 2016. Son procès aura lieu le 9 juillet.

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La victime de l’attaque a déclaré qu’il avait été engagé pour rénover l’appartement de la princesse et que sa colère s’était manifestée après qu’il est pris une photo. Selon lui, elle l’accusait de vouloir vendre la photo aux médias. Selon ses propos, la princesse aurait ordonné à son agent de sécurité de le battre.

Un magazine français a rapporté que la princesse avait crié: « Tuez-le, ce chien, il n’est pas digne de vivre. » Selon le travailleur, il aurait été frappé au visage, les mains liées et obligé d’embrasser les jambes de la princesse. L’humiliation a duré environ une heure. Avant de partir, ses outils ont été confisqués. L’agence de presse AFP avait rapporté à l’époque que les blessures du travailleur étaient si graves qu’il avait dû partir huit heures pour cause de maladie.

Le 1 er octobre 2016, l’agent de sécurité a été mis en accusation pour violence à l’aide d’armes à feu, vol, menaces de meurtre et possession d’une personne contre son gré. La princesse ne devrait pas être jugée: un mandat d’arrêt international a été lancé contre elle en 2017, mais elle n’a jamais été extradée.

Les médias saoudiens louent et félicitent la princesse pour ses actions caritatives et ses efforts en faveur des droits des femmes. Son frère, le prince Mohammed bin Salman, âgé de 32 ans, devrait remplacer le roi Salmane à sa mort. Beaucoup le considèrent comme le chef de facto du royaume à cause de la mauvaise santé du roi âgé de 82 ans.

L’enchevêtrement juridique de la princesse en France n’est pas un première fois chez cette famille royale. En 2013, les autorités françaises ont ordonné la confiscation des avoirs d’une autre princesse saoudienne, Maha al-Sudairi, épouse de l’ancien ministre de l’Intérieur, Nayef ibn Abd al-Aziz, parce qu’elle n’avait pas déboursé près de six millions d’euros dans un hôtel de luxe.