Une histoire d’amour tragique entre une prisonnière et son ravisseur. Flamboyante et pleine de vie, Helena Citron est emmenée à Auschwitz dans sa jeunesse et trouve bientôt un réconfort improbable sous la tutelle de Franz Wunsch, un officier SS de haut rang qui tombe amoureux d’elle et de sa voix magnétique. Au risque d’une certaine exécution en cas de capture, leur relation interdite a duré jusqu’à sa libération miraculeuse. Mais lorsqu’une lettre arrive de la femme de Wunsch, trente ans plus tard, suppliant Helena de témoigner au nom de Wunsch, elle est confrontée à une décision impossible : aidera-t-elle l’homme qui a brutalisé tant de vies, mais a sauvé la sienne, ainsi que certaines des personnes les plus proches à elle?

Soyez le premier informé - Rejoignez notre page Facebook.

« Nazisploitation », un sous-genre de la culture pop qui s’appuie sur des images et des histoires de l’Holocauste pour un divertissement pervers, est construit autour de l’idée qu’il existe des façons de mauvais goût d’interpréter une tragédie incomparable qui peut néanmoins s’avérer instructive.

Love, It Was Not | IDFA

La forme a atteint son apogée – ou, selon votre point de vue, son nadir – avec des films sur des histoires d’amour interdites entre nazis et juifs, ou des nazis et autres survivants de leur brutalité. Dans un exemple notable et polarisant, le drame italien érotique de 1974 « The Night Porter », une survivante d’un camp de concentration traque son ancien garde pour raviver leur relation sadomasochiste. Dans un autre, le thriller d’espionnage néerlandais de 2006 « Livre noir », un membre juif de la Résistance néerlandaise entame une relation avec un officier SS dans le cadre de sa couverture, mais en vient à développer de véritables sentiments pour lui.

🟦 ANNONCE 🟦

Ces deux films sont des interprétations fictives (ou fortement fictives) d’une telle histoire d’amour, utilisant des histoires inventées pour poser des questions sur la dynamique du pouvoir et la culpabilité intériorisée.

L’histoire nous donne un exemple concret de ce à quoi ressemblait ce genre de relation : l’histoire d’Helena Citron, qui était une prisonnière juive d’Auschwitz dans son adolescence, et de Franz Wunsch, l’officier SS autrichien qui a simplement décidé, tout en la gardant au camp de la mort et en l’entendant chanter de vieilles chansons d’amour allemandes, qu’elle était l’amour de sa vie.

Filmfonds Wien - Love, it was not

Maintenant, cette histoire est racontée dans le documentaire israélien « Love It Was Not », qui commence à être diffusé aux États-Unis aujourd’hui après avoir été nominé pour un Ophir Award du meilleur documentaire en Israël l’année dernière. Et comme son titre l’indique, la véritable dynamique en jeu dans cette affaire n’a pas été facile à définir.

Movie reveals affair between Auschwitz prisoner, Nazi captor

Le plus important, du point de vue juif, est le fait que ce n’était pas une histoire d’amour mutuelle. Dans le camp, Wunsch avait toutes les cartes en main ; il pouvait décider si Citron et sa famille vivraient ou mourraient. Le film dépeint son engouement comme quelque chose comme un mécanisme d’adaptation aux actes barbares qu’il commettait contre tous les autres Juifs du camp – Wunsch a apparemment déplacé son humanité envers son prochain en la redirigeant vers Citron seulement.



IMPORTANT : Le fil d'actualité Facebook est sélectif depuis quelques semaines. Pour voir nos articles sur votre fil d'actualité : 1 - Allez sur "Favoris" à gauche du fil d'actualités. 2 - Gérer vos favoris en choisissant Sabrina Netivot ou notre Page Infos Israel News