Nous devons nous inquiéter, nous morfondre, du lent ravage de notre environnement, mais les solutions ne relèvent pas seulement d’une possible nouvelle législation internationale.
A mon humble avis, la seule issue reste manifestement notre système de valeurs morales ainsi que notre exigence éthique. La question essentielle sera donc de traduire ces enseignements et permettre à tous une reconstruction plus harmonieuse de l’être psychologiquement responsable au sein de sa société.

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La Bible Hébraïque et l’ensemble de la littérature juive reconnaissent certainement la création humaine et l’évolution constante d’une bonification des communautés et des cultures, élevées aux sept lois de Noé. Toutefois, ce témoignage pour l’Humanité ne lui assure nullement un quelconque pouvoir à dévaster le reste de l’univers Divin.
Exigeons une prise de conscience, une détermination foncière, face à un péril écologique de plus en plus probant, pour notre civilisation présente et future.
Engageons-nous, chacun de nous, à modifier et corriger nos habitudes et nos comportements consuméristes. Ainsi, peut-être, notre société s’engagera-t-elle pour le meilleur et non pour le pire.

Si les leçons et études hébraïques nous enseignent énormément à ce sujet, le récent contexte d’Israël, redevenu souverain et indépendant, doit pouvoir éduquer ses citoyens à ce sujet. Rendre aux individus le sens des responsabilités vis-à-vis de la nation et de l’environnement, c’est à dire, les amener à comprendre et entendre le sens des limitations à la consommation, éliminer cette consommation excessive, générer un équilibre légitime à la bonne et efficace marche de notre monde.
Cela se réalise au niveau des connaissances acquises, par l’énoncé de rêves d’absolu et de cohérence, amendé par des présentations de cas concret. Ces concepts, en occurrence avec l’impératif évoqué plus haut, nous entrainent dans une autre dimension, celle où le signifié du mot dépasse le seul sens des lettres de la loi.

Sachons soutenir toute initiative sérieuse concernant la défense de notre milieu naturel.

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La mise en place de nos aspirations sera fortement soutenue et corroborée grâce à une législation Toranique actualisée aux grandes questions de la modernité et du retour d’Israël dans le concert des nations.
Dieu, Un, créé l’univers.
Ce principe est fondamental pour le Monothéisme en général et pour les Hébreux en particulier. En conséquence, le Créateur est seul et unique Propriétaire de sa Création.

« A toi, Seigneur, appartiennent la grandeur, la puissance, la gloire, l’autorité et la majesté; car tout, au ciel et sur la terre, [est tien] » (Chron.1. 29, 11).

Les conséquences environnementales sont le fruit d’une déficience délibérée, d’outrances exacerbées et d’une fatuité maladive à prétendre spéculer sur une liberté proposée gratuitement à l’homme. Toutes nos propriétés, tous nos outils, appartiennent en fait à la Création et son Créateur, notre propre Âme lui est redevable.

« Comme tous nos ancêtres, nous sommes devant Toi des étrangers, de simples hôtes; nos jours, sur la terre, ne sont qu’une ombre, sans nul espoir [de durée]. (Chron.1. 29,15)

Il nous faut demeurer soucieux, élever notre noble nature à suffisamment de réflexion, d’intelligence et considérer nos véritables besoins au regard d’une plus ample implication, quant au devenir humain.
De nos jours, il est plus qu’indispensable de traiter le sujet de façon plénière et absolue. Nous devons réfléchir, dès maintenant, à une projection bien au-delà de notre propre espèce, une prévenance vis-à-vis de l’œuvre Divine dans son ensemble.
L’Humanité occupe une place privilégiée dans l’ordre de la Création, elle seule peu choisir la vie plutôt que la mort, de toutes les créatures, les humains ont le libre arbitre de pouvoir gâcher leur devenir. Un pouvoir démesuré, une forme de mainmise sur la Création, caractérise singulièrement l’homme et le différencie de tout autre chose.

« Tu lui as donné l’empire sur les œuvres de Tes mains, et mis tout à ses pieds » (Ps. 8,7).

Ce principe est déduit du concept énoncé dans la Genèse:
« Dieu créa l’homme à Son image; c’est à l’Image de Dieu qu’il le créa… » (Gen. 1,27)

Des humains mis sur terre pour agir comme des agents de Dieu et actualiser Sa présence dans la Création.
Mais il y a aussi des implications éthiques, ce qui signifie que les êtres humains ont certaines dignités intrinsèques: une valeur infinie, l’égalité et l’originalité.
Cela signifie également que les êtres humains possèdent des capacités divines: la puissance, la conscience, la relation, la volonté, la liberté et la vie.
Les êtres humains sont censés exercer leur pouvoir, leur conscience et leur volonté libre d’être des sages épargnants de la Création. Ils devraient contribuer à maintenir l’ordre de la nature alors même qu’ils sont autorisés à l’utiliser pour leur propre bénéfice dans certaines limites fixées par Dieu (Genèse 2:14).

Cet équilibre s’applique à la société humaine comme au milieu naturel.
Depuis le temps de l’exil, expulsé du jardin d’Eden, l’homme perd souvent pied, se laisse tenter par ses pulsions contrariantes et son ego exacerbé, entrainant une véritable instabilité au sein d’une Création harmonieuse. La terre est moralement sensible aux méfaits de l’homme (Genèse 4, Lévitique 18: 27-30).

La révélation de Dieu à l’Humanité touche deux domaines essentiels: l’Homme et la Loi elle-même. Le Livre de la Genèse nous aide, un tant soit peu, à savoir et comprendre, autant que possible, tous ces êtres vivants conjugués aux rythmes de la Terre, des cycles bio-géo-chimiques comme la grande et complexe diversité des systèmes écologiques.
La science acquise par l’homme est un outil utile à une compréhension relative de la Création dont le but essentiel reste et demeure, grâce aux Commandements divins, la pleine et entière réalisation en harmonie de la nature immanente.

«Quand une personne médite sur Ses actions et Ses créatures grandes et merveilleuses, et y voit Sa sagesse incomparable et infinie, immédiatement, elle aime, loue, et glorifie [Dieu] et aspire d’un immense désir à connaître le Grand Nom, comme dit David : ‘Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant’. Se recueillant sur ces idées, il reculera immédiatement, effrayé, et prendra conscience qu’il [n’]est [qu’]une petite créature, basse et obscure, dotée d’une frêle et maigre intelligence, se tenant devant Celui dont La connaissance est parfaite… » (Mishneh Torah, Sepher Madah, Hilkhot Yesodei Ha-Torah 2: 1-2)

Ainsi, lorsque nous observons l’œuvre des sciences modernes, ses instruments, nous sommes emplis d’amour, nous éprouvons un sentiment d’appartenance à un plus grand ordre des choses. Nous sommes pénétrés d’une émotion émerveillée, d’un ressenti de crainte et d’humilité, nous prenons conscience de notre petitesse face à l’Univers et l’Histoire de l’évolution. Cet Amour et cette humilité doivent, par la suite, nous interpeller vers un entendement respectueux et juste de la nature, dans notre volonté de l’utiliser.
Il faut, selon Abraham Yoshua Heschel, revoir le monde comme centré sur Dieu, et non point tourné autour du seul humain. En replaçant Dieu au centre de l’existence, on discerne le sacré au sein du monde naturel et tout devient source d’émerveillement et pas seulement un expédient pour nos usages abusifs.

Rav Kook exprime sa vision de l’unité de la Création dans son ouvrage, Orot HaKodesh (« Lumières du Sacré »), un recueil d’enseignements édité par son disciple Rabbi David Cohen (de 1887 à 1972, connu sous le nom de « Nazir de Jérusalem »).

«Les lumières de la vie qui animent l’ensemble proportionnel des animaux vivants, selon leur espèce, sont tout ou parties d’une âme collective supérieure connaissant de toute sagesse et d’aptitude, divisées en plusieurs fractions distinctes. Dans toute la diversité réside une unité absolue. »

Cette déclaration réfute l’affirmation où la division des éléments serait une aberration, un non-sens.
En fait, nous appartenons, comme substance partielle de la Création, à une matrice interférente et symbiotique dans laquelle chaque corps s’ajuste à tous les autres et ce, malgré le caractère unique de chaque élément. La connaissance et l’accomplissement de cette vérité doit nous précipiter vers un changement radical dans la prise de conscience de notre place dans l’univers.

Celui dont les yeux s’ouvriront à l’horizon de cette unité fondamentale ne pourra plus jamais se sentir étranger au bon déroulement de la Création, ce monde sera désormais l’arène, qui fut trop souvent lointaine et hostile, où tout se jouera pour lui. Plus tôt il sentira la parenté de tous, de toutes et du tout, plus tôt il jouira des bienfaits concrets de ces nouveaux entendements.
Maïmonide affirme que la bonté de la Création se poursuivra, quoi qu’il nous arrive, à nous et aux autres créatures blessées par nos conduites et comportements.

L’extraordinaire diversité, la complexité et la beauté, qui font partie de notre monde, peuvent cependant être détruits de mains d’homme.
Pour le meilleur et pour le pire, la nature merveilleuse fut, dès l’origine, placée entre nos mains, il nous est donc dévolu d’empêcher la Création de retourner à son néant premier.



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